LE COPINAGE AU POSTE D’ENTRAÎNEUR AU GABON UNE VÉRITABLE GANGRÈNE AU HAUT NIVEA

Soucieuse de professionnaliser le métier d’entraîneur au Gabon et d’adapter le niveau du coaching aux exigences de chaque palier du football gabonais, la Direction technique nationale de la Fédération Gabonaise de football (Fégafoot) devrait en principe établir le niveau de qualification requis pour les entraîneurs des différents championnats des séniors et des jeunes catégories, afin que l’on évite les feux de rampe de la Linafp une entité sans contrôle ni pouvoir auprès des clubs ayant des comportements les plus classiques au Monde. Selon le DTN Raphaël Nzamba Nzamba la faute est au non respect du contrat programme de 2012.

Selon le dernier recensement le tableau récapitulatif fait apparaître cent cinquante deux (152) entraîneurs ayant un diplôme c’est à dire 80 ont une licence  »C’ CAF’, 51 ont la licence  »B’‘ et 21 sont détenteurs de la licence  »A’‘. Sur les 21 pour les  »A’‘ nous avons le DTN de la Fégafoot, Raphaël Nzamba Nzamba, Dieudonné Thierry Mouyouma qui est au Bourkina, Guy Blaise Ngamamba directeur de l’école de foot Pog, Saturnin Ibela Ignambi ancien du Djoliba, Hugues Yala, Ali Tristan Mombo sélection féminine faisant des places libres.

Il y a donc cinq en activité quelque part.les 16 restants pourraient occuper les bancs de touche des 14 clubs en de 1ere division, et d’autres en deuxième division. Le constat est que la Linaf ferme les yeux sur cette exigence de la Conférence Africaine de Football (CAF) qui pousse souvent nos clubs à chercher un entraîneur A lors des compétitions de la CAF. La DNT de la Fégafoot c’est silence totale également. Pourquoi forme t’on ces gens ?

LA PUISSANCE DES GRANDS

Raphaël Nzamba Nzamba Directeur Technique National (DTN) et la Fédération Gabonaise de Football doivent prendre leurs responsabilités sur cette affaire qui dure depuis trop longtemps. Ainsi, pour les équipes évoluant en D1, il doit être exigé que l’entraîneur principal ou l’assistant des séniors ou le Directeur technique sportif DTS soit titulaire d’une licence A CAF ou A de 3e degré.

Pour les équipes de la Division 2 et championnat la licence B au moins, et licence C pour le championnat Amateurs et autres. Afin de voir un vrai niveau de nos équipes dont les joueurs sont parfois mieux outillés que leur manager.

Selon lui, l’origine de ce problème est liée au non respect du contrat programme. Si depuis 2012, le contrat programme proposé par les espagnols avec l’accord de la linaf le football gabonais ne serait pas dans cette situation.  »Malheureusement je ne sais pas si c’est une disgrâce de pouvoir avoir à la tête de nos clubs des dirigeants trop influents qui sont au dessus de la linaf, des fédération et même du Ministère, ça fait que c’est compliquer de faire appliquer les choses.

Allez demander à ces hommes de respecter ce que nous décidons vous voyez ce que ça fait ? Il est vrai qu’aujourd’hui ils n’ont plus l’influence d’atan au regard des moyens qui ne sont plus les mêmes que lorsqu’ils occupaient des hautes fonctions dans l’administration publique ou privée.Certains n’hésitent donc pas à engager un entraîneur qui ne répond aux exigences du cahier de charge.

Il affirme également qu’avec 200 mille francs c’est facile d’avoir un entraîneur en difficulté financièrement. Pour lui, la difficulté vient de ce phénomène. Il y a une vingtaine des techniciens de licence « A » capables d’entraîner certains clubs même s’il reconnaît que d’autres ont besoin de grandir et que c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

‘Je connais ceux qui ont la capacité ou non. Je suis heureux avec la task force en espérant que les résolutions prises seront mises en pratique, même si cela traine une année afin d’associer les licences « B » à côté des 14 clubs de D1, D2 et la D3 nationale.

FAUT-IL POURSUIVRE AVEC LA LOCATION DES ENTRAÎNEURS LICENCE  »A » EN COUPE D’AFRIQUE ?

C’est le constat avec les clubs Gabonais qui se qualifient en ligue des champions ou coupe de la CAF. ils sont obligés de solliciter l’expertise de ceux qui ont la licence A au moins pour leur protection. L’association des entraîneurs n’étant pas un syndicat c’est à elle aussi de mettre des garde-fous afin que les gens respectent les exigences reglementaires.